| Le 24-jan-10 | |
| Durée : 52 minutes. | |
| Horaire : 16H00 | |
| | Musée de Bretagne - Salle de conférences |
| | Tout public |
Documentaire de création
Aligal production et coproduit par france 3 ouest
Avant première
Disparu en 1981, à l'âge de 51 ans, Xavier Grall fut journaliste, poéte, romancier. Mal édité, mal lu, on le range volontiers dans la catégorie des poètes à tirage limité. Il a pourtant marqué toute une génération qui se reconnaît dans ses textes et dans sa célébration de la terre bretonne. Parmi la vingtaine de livres qu'il écrit, on se souvient du "Cheval couché" écrit en réaction au “Cheval d'orgueil” de Pierre Jakez Helias mais, pour ses lecteurs, c'est l'oeuvre poétique qui reste au premier plan. Chroniqueur et billetiste à la Vie catholique puis au Monde, son talent s'est exercé jusque dans la feuilletonisation de sa vie familiale. L'admirateur de Rimbaud était aussi le père de cinq filles à qui il n'a cessé d'écrire. Son itinéraire fait écho aux questions que se sont posées nombre de bretons qui ont eu vingt ans au lendemain de la libération : rester, partir, revenir. Plus que d'autres, il a porté l'appel à vivre et travailler au pays. Un appel romantique et quelquefois désespéré.
La lecture de Xavier Grall m'a accompagné tout au long des années 70. Des chroniques de l'Olivier jusqu'à Solo, c'est son style emporté, fiévreux, magique qui m'a fait aimer la Bretagne comme terre de poésie. Près de trente ans apres sa disparition, j'ai voulu, dans ce film, tenter de comprendre qui il était : un journaliste, un poète mais aussi un mari, un père, un homme travaillé par une recherche mystique et par le désir de voir renaître la Bretagne. J'ai fait appel au témoignage d'Alain Rémond, lui aussi chroniqueur( La Croix, Marianne) et romancier qui a eté, comme moi, marqué par la force de son écriture. Ce film doit beaucoup à la participation de ses filles et de Françoise, sa femme. Elles y évoquent la part intime de Xavier Grall. J'en suis persuadé, l'homme qui considérait la poésie comme une arme et qui écrivait “ on ne nait pas Breton , on le devient “ n'a pas fini de nous accompagner.
> La projection sera suivie d'une rencontre avec le réalisateur, Ariel Nathan
> Sur le site de France 3 Ouest